Roxana Maracineanu à l'Insep Paris Ile-de-France

Roxana Maracineanu, French Sport Minister during the INSEP Gala

Améliorer l’état de santé de la population en favorisant au quotidien et à tous les âges de la vie l’activité physique ou sportive de chacun : tel est l’objectif de la Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024 officiellement lancée cet été.

La situation est paradoxale : alors que l’état des connaissances sur les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne cesse de progresser, les enquêtes successives menées tant en France qu’au niveau international concluent toutes à une baisse globale des niveaux d’activités physique et à une augmentation des temps de sédentarité. Au niveau mondial, un adulte sur quatre manquerait ainsi d’exercice et plus de 80% des adolescents n’auraient pas une activité physique suffisante. En France, selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS), 4 enfants sur 5 ne pratiqueraient pas une activité physique quotidienne et un adulte sur 3 ne suivraient pas les recommandations de l’OMS.

« 500 maisons sport santé »
C’est dans ce contexte que Roxana Maracineanu, ministre des Sports, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont officiellement lancé la Stratégie Nationale Sport-Santé (SNSS) pour la période 2019-2024. Cette dernière s’inscrit dans le Plan national de santé publique « Priorité Prévention » et s’articule autour de 4 axes :

Le premier vise à encourager la pratique d’une activité physique ou sportive (APS) à tous les âges de la vie, de manière régulière, durable et adaptée, et à lutter contre les comportements sédentaires. Pour atteindre cet objectif, la SNSS prévoit de mener des actions ciblées vers différents publics (écoliers, étudiants, actifs, séniors, personnes sous mains de justice…), de favoriser le recours aux mobilités actives ou encore d’agir sur les équipements sportifs et de loisirs. Le déploiement de 500 maisons sport-santé sur l’ensemble du territoire s’inscrit également dans cette démarche. Le ministère des Sports a d’ailleurs lancé fin 2019 un appel à projets sur ce sujet.
Le second axe de la SNSS porte sur le développement de l’offre d’activité physique adaptée (APA) à des fins thérapeutiques dans le cadre d’un parcours de soin. Les actions concernent notamment la sensibilisation et la formation des médecins à la prescription d’APA, l’orientation des patients atteints de maladies chroniques vers un cadre de pratique adapté à leur situation personnelle et à leur état de santé ainsi que la mobilisation des financeurs potentiels pour contribuer à la prise en charge du dispositif.
Le troisième axe concerne la protection de la santé des sportifs, et vise à mieux informer l’ensemble des acteurs des bonnes pratiques menées dans ce domaine mais aussi à alerter sur les risques engendrés par une pratique mal maîtrisée. Sont intégrées dans ce volet les actions de lutte contre le dopage et l’utilisation des produits dopants.
Enfin, le dernier axe de la SNSS concerne la diffusion des connaissances et la promotion des bienfaits des APS auprès du grand public, des acteurs institutionnels et privés.

Les premières actions opérationnelles de la SNSS ont été lancées au cours du dernier trimestre 2019, et seront évaluées régulièrement jusqu’en 2024. Proposant une approche résolument transversale, ce plan quinquennal de promotion de l’activité physique s’inscrit en effet dans l’héritage attendu des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Il devrait contribuer à augmenter de plus de trois millions le nombre de pratiquants sportifs réguliers d’ici cette date, objectif fixé par les pouvoirs publics en matière de développement des pratiques sportives.

Article Sportmag.fr issu de la revue Inclusion par le sport de Sport et Citoyenneté, partenaire de SPORTMAG, à consulter en intégralité sur www.sportetcitoyennete.com.